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N'embauchez plus, sous traitez

Le dimanche 4 mai 2008 à 23h00 - General

4 commentaires

J'ai toujours été un fervent défenseur de l'embauche.

De grands groupes bancaires ont souvent fait des émules en annonçant que seuls 30% de leurs effectifs suffiraient à les faire fonctionner au même rythme (on peut sûrement en dire autant de l'Etat mais c'est une autre problématique). Finalement cela est très honorable, c'est une grande forme de générosité.

Oui mais voilà, la générosité s'arrête là où les profiteurs abusent, et en l'occurrence cette semaine, les ASSEDIC ont dépassé les bornes pour moi.

Lorsqu'en Novembre nous avons décidé d'arrêter (partiellement) notre activité, j'ai du licencier. C'était malheureusement inévitable, et complètement a motif économique (si j'avais pu je les aurais gardé, mes salariés).

Un licenciement n'est pas donné : il met la société en crispation, le salarié démarre un préavis inutile tant pour lui que pour l'entreprise puisqu'il ne produira plus rien de viable par manque de motivation (complètement compréhensible). On part donc sur X mois payés par la société, dans une situation économique difficile pour elle, au salarié et aux organismes de collectes des charges sociales.

C'est administrativement lourd : les formalités sont complexes (rendez-vous préalable à l'annonce de licenciement, annonce de licenciement, démarrage de préavis, clôture des comptes vacances et plan entreprises, etc.) et le salarié démarre une sorte de traversée du désert (recherche d'emploi, inscription interminable à l'ANPE/Assedic pour parvenir à toucher des indemnités chômage pour lesquelles il a pourtant cotisé pendant des mois, déménagement, etc) durant laquelle j'estime avoir essayé d'aider au mieux.

Une fois tout cela passé, si l'entreprise vacillante survit, un deuxième effet kiss cool lui tombe sur le coin du compte en banque : l'obligation de verser aux ASSEDIC l'équivalent de 2 mois de salaires brut par salarié licencié pour non proposition de plan de reclassement. Il faut dire qu'avec 3 ou 4 salariés, on s'imagine pas une minute devoir s'occuper si précisément du prochain emploi de chacun (il aurait a priori fallu le coucher sur papier, on croit rêver...) , surtout quand on a une boîte à redresser !

Comment voulez-vous que de telles mesures répressives à l'encontre des employeurs soit incitatives à l'embauche ? Et comment voulez-vous que les salariés ne pointent pas à l'ANPE si les patrons doivent les assister jusqu'au bout comme ça...

Alors la morale de l'histoire est simple et s'en est le titre de ce billet : n'embauchez plus, sous traitez. Le nouveau régime "micro-social" pourrait d'ailleurs faciliter cela. En tout cas c'est décidé : jamais je ne serai salarié, je préfère m'assumer (vacances, charges sociales, cotisations retraites et autres) et proposer à mon client/employeur un résultat plutôt que des moyens.

"Tous patrons", qu'il disait ?

airorpro.jpg

Mon Powerbook a plus de 2 ans et demi commence à arriver à la limite de ses capacités pour mon usage quotidien (mail, X11 graphique, terminal, iTunes, Skype, Adium, navigation sur sites flash) je songe donc à en changer. Mais voilà dilemne : Mac Book Air ou Mac Book Pro 15" ?

Et vous, vous choisiriez lequel ?

C'est vraiment devenu n'importe quoi, le captcha.

Pour éviter les spams et autres remplissage de formulaire de manière automatisée (inscriptions, concours, etc) de nombreux sites ont eu recours au captcha.

En face, les robots se sont adaptés et certains savent maintenant lire le captcha !

Au détriment de l'utilisateur on en vient donc à lui demander de saisir des caractères limites lisibles :

captcha.jpg

(et encore, ceux là sont pas les pires)

Il existe pourtant des méthodes qui ne gâcherait rien de l'expérience utilisateur et empêcherait 99% des inscriptions automatisées :

  • La session unique (combien ne vérifie même pas que le crawler est passé par le formulaire avant d'envoyer la donnée ?!)
  • Le champ caché en CSS : si vosu masquez un champ en CSS, le robot le voit quand même, le remplit, et là vous l'attrapez ! (Un utilisateur normal n'aurait pas vu le champ, donc ne l'aurait pas rempli !)
  • Le javascript : charger un formulaire en AJAX vous évitera bien des déboires.
  • Et, en dernier recours, des captchas intelligibles : demandez combien font 1 + 1 plutôt que de saisir 8 caractères illisibles.

Enfin la fin

Le lundi 3 mars 2008 à 20h10 - General

25 commentaires

A vrai dire, je l'avais prévue pour un peu plus tôt que cela (un an auparavant en fait), j'en avais d'ailleurs beaucoup parlé à mes proches et cela avait également motivé l'idée de vendre Lexode et d'arrêter petit à petit d'aborder le web comme à l'accoutumée.

Ah oui, pardon, je parle de la fin du web "2". Ou au moins, le début de la fin !

En effet, si vous ne l'avez pas remarqué, nous sommes à un tournant :

  • L'économie mondiale est en berne, du coup les budgets publicitaires sont taillés dans le vif : -7% chez Google Adwords/Adsense en Janvier, disparition ou paupérisation des jeux concours qui étaient une manne très intéressante pour bon nombre de site, forte chute des résultats de l'affiliation puisque très liés à la consommation en général
  • Le dollar se casse franchement la figure : nous autres européens ne pouvons compter sur le CA généré outre-atlantique, la conversion sucre toute croissance
  • Les sites web 2 ferment où se font racheter : largement financés, les investisseurs finissent par enfin ouvrir les yeux et lâcher leur proie : iils ne suivent plus les projets qui ont besoin de cash (debitcredit, stage6, allpeers, etc). Il faut dire que le cumul des revenus espérés par les sites qui ont levé des fonds équivalait, en 2007, à 100 fois le marché publicitaire réel... sans compter les sites auto-financés !
  • Les blogs ferment et/ou les blogueurs ne bloguent plus, l'effet d'annonce perpetuelle passe... (Pointblog, lemeur, etc) Du coup les RSS s'amenuisent et c'est tant mieux : on va enfin pouvoir retourner bosser.

Alors quand même, même s'il reste encore quelques mois avant que tout cela se tasse, il faut bien reconnaître plusieurs choses :

  • Ce web "2" a apporté un nouveau souffle au web en général : de nouvelles techniques, de nouvelles ergonomies. C'est cela même qui fût très bénéfique pour l'avenir.
  • L'essor des services participatifs, collaboratifs, à 95% futiles ou inutiles pour le grand public qui, même s'il s'y est pris au jeu pendant un temps sous l'effet de mode, retombe désormais dans une logique d'avantage passive qu'active (TV vs Internet)
  • Certains services, bien que dans une niche, étaient tout de même forts utiles pour le public acquis (les sites cités ci-dessus n'avait pas forcément un petit traffic). Mais comme en 2000, le modèle économique a pêché. On a de nouveau cru au web gratuit financé par la publicité et tout le monde y a perdu au final. Aux éditeurs concernés je ne souhaite qu'une chose : que leur service puisse continuer à une échelle viable (peut être bénévolement, ou en se contentant de mises à jours peu onéreuses, ou encore en se faisant racheter par une société qui aura trouvé une synergie et une rentabilité à joindre plusieurs de ces services).
  • On y a tous perdu du temps (et le temps c'est de l'argent) mais on y a aussi perdu du trafic. Car pendant que nous nous tenions informés des multiples projets à sortir ou que faisions tous développer de nouveaux sites ou de nouvelles versions plus web 2, certains de nos sites stables ont vu leur part du gateau s'effriter et les miettes se diriger vers les milliers de nouveaux petits sites/services et blogs éparpillés sur la toile. Inévitable (face à l'offre) et fatal pour certains (Lexode en est ici un bon exemple, malheureusement), heureusement sans conséquence pour d'autres (que je félicite pour certainement n'avoir pas détourné leur regard sur l'agitation extérieure).
  • En regardant bien, les seuls qui y ont gagné sont ceux qui ont appliqué au web des moyens et des stratégies commerciales et marketing lourdes, sans préoccupation de qualité ni pertinence de service. Ici se joue le véritable changement apporté par ce nouveau web, le reste ne fut que poussière. Dommage.
  • Il y a également une autre catégorie d'éditeurs que je remarque et respecte qui ont profité du mouvement : c'est ceux qui ont très honnêtement utilisé le Net pour vendre des produits comme un magasin local le ferait, mais à une échelle plus important et proposant ainsi une vraie offre complémentaire au commerce classique. Le commerce a logiquement sa place et son modèle économique sur Internet, c'est une économie finalement très terre-à-terre et qui a des milliers d'années, mais au moins elle fonctionne, il serait idiot de croire qu'en vendant du vent on peut construire plus belle roue.

Finalement ce que j'espère, c'est qu'une fois assaini, le web pourra redémarrer et permettra à ceux dont les ambitions sont plus louables et passionnées d'émerger et de durer.

PS : Je ne cite volontairement que peu d'exemples mais les acteurs concernés sont reconnaissables.

''PPS : On peut donc maintenant mettre une date : Le web 2 - 2001 / 2008. Le cap des 7 ans serait-il une récurrence ? Rendez-vous en 2015 !"

Y'a de l'idée dans l'air

Le vendredi 29 février 2008 à 15h43 - General

5 commentaires

Ca faisait un moment que j'avais pas trouvé de bonnes idées. Ou au moins, des idées qui me motivaient. Professionnellement parlant bien sur. Et là cette semaine, rien que 2 !

Zend Certified Engineer PHP5