Avez-vous remarqué tous ces services web qui pullulent sur le web ?

Qui peut encore s'y retrouver ?
Encore aujourd'hui d'autres services se lancent, toujours en essayant de creuser leur trou, mais l'issue est désormais connue et sera :
- soit la véritable émergence d'un modèle économique et d'une utilité viable (Meetic, eBay) pour le plus grand bonheur des utilisateurs, mais cette possibilité est de plus en plus rare, je dirais un projet sur 1000 ;
- soit le rachat inévitable et l'intégration à un plus gros système (les exemples sont multiples) pour perdre en chemin une bonne partie des utilisateurs, ici aussi, 1 projet sur 1000 ;
- soit l'arrêt du service, avec ou sans bruit, ou sa continuité sans but dans les méandres du web, l'horreur, donc 998 projets sur 1000.
Cette issue n'est pas une caractéristique uniquement web puisqu'on la retrouve dans un modèle qui a été éprouvé : le commerce de proximité. Des petits commerçants s'implantent en espérant vivre de leur activité, pour certains cela marche plus qu'espéré et c'est probablement le début de la franchise ou de l'intégration à une franchise existante, pour d'autres c'est la fermeture inévitable. Mais les ratios sont différents, seule une entreprise sur 3 ferme au bout de 3 ans, donc 33% d'échec et non 99,8 %.
La raison qui peut expliquer cette différence est, à mon sens, la mise de départ.
Aujourd'hui dans le web elle est négligeable, chacun pouvant lancer un "service" depuis son canapé, ce qui amène de (trop) nombreux acteurs à lancer des sites ou blog sans but, des services redondants où la différence se joue davantage sur la forme que sur le fond, et ou la trop forte dilution de l'utilisateur empêche toute pertinence d'émerger.
C'est d'autant plus dur pour ceux qui veulent vraiment s'investir, avec un vrai modèle, un vrai budget, une vraie équipe, de vrais risques, car cette dilution fausse le jeu.
Une mise de départ plus conséquente serait-elle le salut d'un web meilleur ?